Sunday, October 4, 2026

Lu et contemplé : L'Atlas de la Terre du Milieu, de Karen Wynn Fonstad

Lu et contemplé : L'Atlas de la Terre du Milieu, de Karen Wynn Fonstad

Version française de la "Revised Edition" de 1991.


Il s'agit d'un ouvrage incroyable, qui a dû nécessiter des années de recherches. L'autrice y établit des cartes selon les éléments donné dans les ouvrages de Tolkien, ainsi que par extrapolation des éléments fournis. Un certain réalisme peut aider (on sait que la Terre du Milieu est apparentée à notre bonne vieille Terre) et d'autres indices sont exploités. A chaque fois, l'honnêteté est poussée jusqu'à indiquer quels éléments ont permis d'établir des cartes, quels détails sont incertains, et aussi quelle exagération est nécessaire pour la mise en relief, par exemple des verticales.




L'ouvrage aborde les trois âges de la Terre du Milieu, sur des plans historiques et géographiques, les histoires détaillées du Hobbit et du Seigneur des Anneaux (par exemple, le parcours des personnages), et d'autres cartes que les lecteurs enhardis - dont je me flatte de faire partie - auront plaisir à parcourir et à comparer à leur propre compréhension du monde de Tolkien, par exemple : carte de relief, carte de climat ou de végétation, carte linguistique…



Il y a certains détails que l'on découvre, ou des questions que l'on ne serait même pas posées, mais aussi des éléments qui viennent contredire nos perceptions de lecteurs (certes) imparfaits. Pour exemple, j'ai découvert que ma connaissance de la Comté était très lacunaire (alors qu'elle me semble si familière 😶) et j'ai remis en question ma connaissance des langues orques et de la langue noire, que je confondais.

(Carte linguistique: le vert clair est du sindarin, le vert foncé de l'elfe sylvain, le vert hachuré un mélange avec aussi de l'entique. Le rouge correspond au parler des Druedain, les hommes sauvages, le marron à celui des Dunlanders, et le beige à celui des Rohirrims)

(Carte de la Comté)

(Zoom sur des quartiers de la Comté)


Bref, un très bel ouvrage, dont je n'ai pas encore tenté la consultation en parallèle de la lecture d'une histoire de Tolkien, mais je ne doute pas que ce doit être très agréable, pour peu qu'on dispose du temps et de l'espace pour juxtaposer cet atlas de 215 pages, 37cm de haut et 52cm de large (ouvert pleine page) à des romans déjà bien copieux.


Notons aussi que la nouvelle traduction française est utilisée pour tous les toponymes, ce qui peut créer un peu de confusion pour les lecteurs qui ont découvert comme moi Tolkien bien avant les films. Cela dit, on s'y retrouve. A choisir, allez droit vers la version originale anglaise.