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Friday, December 8, 2017

Vu : Transformers 5, The Last Knight





Le choc. Michael Bay réalise l'inimaginable prodige de faire pire que le numéro 4. D'ailleurs, les critiques d'internautes et de spécialistes sont unanimes, et le box-office est le plus mauvais de la série.

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Qu'est-il arrivé à Michael Bay ? Il a confié les décisions à un stagiaire ? Au menu des réjouissances, on trouvera, sans prétention à l'exhaustivité :



  • Des scènes de combat sans intérêt et nombreuses, tout au long d'un film de 2h30. Des effets spéciaux tellement nombreux qu'on ne prend même plus le temps de les regarder.
  • Des personnages qui retournent sans arrêt leur veste selon leur humeur du moment.
  • Le redneck américain qui drague la pâle héritière anglaise, et qui l'obtient comme prix de son viril triomphe.
  • Les prophéties irrationnelles (qui sont le cancer de la SF).
  • Le énième grand méchant dont on apprend l'existence au dernier moment : sans doute que Mégatron, The Fallen, Sentinelle ou Lockdown n'avaient jamais entendu parler de leur déesse-mère Quintessa ?
  • On vous avait dit que Bumble Bee avait participé à la seconde guerre mondiale et écourté les jours du régime nazi ? Ah si, ah si.
  • Merlin, Arthur, Excalibur, le dragon, la table ronde... si, si, Michael Bay ose tout, c'est à ça qu'on le reconnaît.
  • Anthony Hopkins dans un rôle — raté — de vieux lord excentrique. Son robot majordome qui a un humour — raté — à la Jarvis.
  • Optimus Prime qui change de camp à cause d'un lavage de cerveau (y a longtemps qu'on nous l'avait pas faite, celle-là, hum ?) et qui reprend conscience quand, sur le point de tuer Bumble Bee, celui lui dit "mais je suis ton ami, c'est moi, Bee". C'est beau l'amitié au cinéma, jamais éculé, du moins c'est ce que le scénariste à dû penser.
  • Naturellement, l'Optimus lobotomisé a les yeux rouges, mais quand il redevient lui-même, ses yeux deviennent bleus. Logique et tellement inattendu !
  • Quant à la grande méchante, elle est invincible en combat, mais elle se laisse surprendre par Bumble Bee, qui a eu la bonne idée de se cacher derrière elle, est-il pas malin, çui-là...



Bref, le site Rotten Tomatoes lui donne la note de 16/100 et, en effet, le réalisateur mérite des tomates pourries.

Friday, October 20, 2017

Vu : Malena (2000)

La folie des hommes (des femmes, des enfants) cristallisée autour d'une femme dont la seule faute est sa beauté... J'en avais regardé une quinzaine de minutes, il y a des années de cela, et il m'était resté que je devais le retrouver et le regarder. C'est chose faite et je ne regrette pas, je vous le recommande. Le tout sur fond de Sicile et de seconde guerre mondiale, avec Monica Bellucci dans le rôle titre.






Monday, September 18, 2017

Revu : Infernal Affairs (Hong-Kong, 2002)

Revu : Infernal Affairs (Hong-Kong, 2002)



Un chef d'œuvre, un policier (genre que j'abhorre d'ordinaire) où mafia et police sont montrées en vis-à-vis, et où chacune cherche la taupe que l'autre a infiltrée chez elle. Avec en thématique principale les tergiversations internes des deux dites taupes.

J'enrage de savoir que ce film a gagné 8 millions de dollars au box-office tandis que son remake américain, pâle et plat ersatz édulcoré, a engrangé plus de 300 millions et divers oscars tout à fait immérités.

Thursday, September 14, 2017

Vu : Trainspotting, 1996.

Vu pour la première fois : Trainspotting, 1996.


PTDR. On m'avait promis un film terrible sur la drogue et ses conséquences, en fait c'est presque drôle (ou bien c'est moi qui ne suis plus aussi sensible, avec l'âge). Très loin du choc de Requiem for a dream, par exemple.

Il n'empêche que le film montre bien son sujet, et se laisse regarder. Amusant aussi de revoir les bouilles de jeunesse d'Ewan McGregor (Obi Wan Kenobi jeune), Robert Carlyle (Rumpelstiltskin) ou Kevin McKidd (Owen Hunt).

Wednesday, September 13, 2017

Vu : Arizona Dream, 1993

Vu : Arizona Dream, 1993.


Gentille tartouillerie, sorte de rêve éveillé, autour des adolescents qui ne veulent pas grandir, et du mal de vivre. Une super bande son par Goran Bregovic, sans doute le seul souvenir que j'en garderai.

Monday, August 5, 2013

Vu : Pacific Rim, 2013

Vu Pacific Rim, de Guillermo del Toro, 2013.


Scénario : Des monstres gigantesques (plusieurs dizaines de mètres) surgissent régulièrement de la grande faille du pacifique. Pour lutter contre eux, des robots immenses sont fabriqués, contrôlés par leurs pilotes humains dont les cerveaux sont directement branchés sur les machines. Cependant, les robots deviennent insuffisants, trop lents à construire ou à réparer, les bons pilotes trop rares, face à des ennemis qui évoluent, deviennent plus forts et plus sournois. Une mission de dernière chance est tentée pour pénétrer l'antre des monstres et détruire la menace à sa base.

Critique : Ce n'est pas le film du siècle, ni même de l'année. Pour les amateurs de SF ou les amateurs de films de guerre, c'est un bon moment. Niveau effets spéciaux, c'est du costaud, je pense qu'une partie de l'équipe Transformers a dû être réembauchée ;-)
L'inspiration Evangelion est évidente avec toutefois une volonté de s'écarter pour réaliser un œuvre à part entière. D'abord, moins de symbolique et plus de SF. Évidemment, nous sommes au cinéma, pas de formule scientifique, pas de grand raisonnement logique. On est plus dans la pseudo-SF si typique du cinéma où l'on laisse le spectateur s'auto-suggérer les explications qu'il souhaite.
Ensuite, il y a cette nouveauté du cinéma américain qu'est le mélange des genres. Afin que chaque spectateur trouve une branche à laquelle se raccrocher, on prend des américains, des noirs-américains, des japonais, on situe l'action à Hong-Kong, mi-chinoise mi-occidentale. On prend des décors dégoulinants de rouille et on ajoute des chambres secrètes garnies de néons et de carbone flambant neuf. On raconte des horreurs et on place une histoire d'amour entre un père et sa fille adoptée. On entraine des pilotes surhommes mais on laisse une place à la lutte d'ego entre un père pilote et son fils, pilote aussi. On montre des massacres à grande échelle de civils innocents et, pour relativiser, on les pondère par la mort ironique d'un sale-type trop prétentieux. Bref, du cinoche américain.
La partie qui m'aurait le plus intéressé, cette jonction bio-mécanique entre le robot et ses pilotes, est très peu détaillée.

Bref, si vous avez deux heures pour vous détendre, allez voir Pacific Rim. Si vous avez le temps, allez lire ou regarder la série Evangelion, on n'a toujours pas fait mieux.


La bande-annonce ci-dessous :

Wednesday, March 6, 2013

Revoir Chaplin en ligne

Les œuvres de Chaplin sont désormais dans le domaine public. Il est donc légal de les visionner directement sur l'Internet. La filmographie de Chaplin comporte 82 films, plus un certains nombres où il a collaboré en tant qu'acteur ou co-réalisateur. Les plus connus sont cependant ceux qu'il a produit avec United Artists. Les voilà ci-dessous, cliquez sur les liens pour voir ou télécharger les films :

Saturday, January 19, 2013

Revu : Taxidermie

Taxidermie, de Gyorgy Palfi, adapté de nouvelles de Lajos Parti Nagy, sorti en 2006, que j'avais eu l'occasion de voir à mon cinéma préféré de Marseille, le Variétés, sur la Canebière.


Ce film comporte des scènes crues, qui peuvent choquer. Je vous conseille de le voir parce qu'il est unique. Fait amusant, l'affiche du film est très variable selon les pays. Ci-dessous, l'affiche américaine :
 et celle de France :
Il faut dire que le film se prête aux affiches spectaculaires, vu le travail du graphisme et les nombreuses scènes uniques dans l'histoire du cinéma.



Ce film, je ne l'ai pas reçu de la même façon en janvier 2013 qu'en 2006.

En 2006, je m'émerveillais devant l'inventivité du réalisateur, devant son culot, je me disais qu'il fallait que je trouve le texte d'origine qui se cachait derrière ce film, je me disais que le fait de rassembler les acteurs et les non-acteurs nécessaires à la réalisation de ce film avait dû être une tâche harassante. Je me demandais la part de génie et la part de névrose chez l'auteur.

En 2013, j'ai pris du recul sur le contenu, certes, qui ne me choque plus autant. Je m'émerveille avant tout sur la qualité symbolique des choix du réalisateur. Je sais que l'auteur du texte d'origine cherche à mettre en valeur l'absurdité de la vie. Quelle réussite !

Un point commun toutefois entre 2006 et 2013, je me dis encore aujourd'hui qu'il faut que je creuse ma connaissance de l'auteur du texte d'origine. On mentionne qu'il est aussi poète en vers. Ça doit être quelque chose ! Mais je ne suis pas sûr qu'il soit traduit et je ne lis pas encore le hongrois dans le texte :-(

Pour ceux qui auraient des difficultés à trouver ce film rare (d'auteur, choquant, hongrois, trois raisons à cette rareté), je dois pouvoir le leur prêter.

Thursday, January 17, 2013

Vu : Le chat du rabbin, 2011

Je viens de voir le Chat du rabbin, dessin animé long métrage issu de la BD du même nom.
Le chat d'une famille juive, après avoir mangé le perroquet familial, acquiert la parole. Il devient alors un acteur et un commentateur amusé et amusant de la vie de son maître et de celle de sa fille.

  - Tu crois qu'il faut pas éduquer tout le monde ?
  - Si, même les ânes il faut ! ... mais sans illusion.

Beaucoup d'humour et de poésie, même pour un film qui parle de religion et d'amitié entre les peuples. J'apprécie beaucoup le trait du dessin, qui reflète un vrai style de dessin personnel, contrairement aux dessins animés des grands studios où la réutilisation, le travail à la chaîne ainsi que la taille et le turn-over des équipes aboutissent à un trait "moyen", dans tous les sens du terme.
Ça m'a donné envie de me procurer la BD ^^

Tuesday, September 18, 2012

La question européenne dans « Poliţist, adjectiv »

J'ai eu l'occasion de revoir ce film roumain présenté à Cannes en 2009 : Policier, adjectif. Si vous avez deux heures à consacrer à un film intéressant mais sans prétention, c'est un bon choix. Je ne vais pas faire un commentaire en long et en large : c'est l'histoire d'un policier qui se demande s'il est bien moralement correct d'envoyer un adolescent en prison pour avoir simplement consommé du cannabis.




Il est beaucoup question d'Europe, dans ce film, et c'est ce qui m'intéresse ici. Directement ou indirectement, le film pose la question politique de l'intégration de la Roumanie dans l'Europe d'aujourd'hui. L'auteur choisit de montrer que la Roumanie reste ancrée dans sa relation à l'Europe d'hier et ne se tourne pas assez vers celle de demain.

  1. Le choix du sujet. La Roumanie est l'un des derniers pays d'Europe à faire la chasse aux fumeurs de cannabis. En tout cas, c'est le dernier où l'on peut faire de la prison ferme pour de la simple consommation.

  2. La méthode de traque du policier : la filature. On croirait un vieux film sur l'Allemagne de l'est. Filer ainsi un citoyen pour une affaire aussi banale est une chose qui ne se fait plus en Europe de l'ouest.

  3. L'omniprésence de la hiérarchie. S'il est bien un point que le film montre, c'est le manque d'initiative et de responsabilisation des fonctionnaires roumains. On leur demande d'être un engrenage bien huilé dans la machine d'état, rien de plus.

  4. L'omniscience de la hiérarchie. Même le personnage principal du film se contente de poser des questions à son chef, il n'affirme jamais son opposition.

  5. Le recours au dictionnaire. Le dictionnaire, obsession latine commune aux Roumains et aux Français, peut être un outil de libération. Ici, il sert à enfermer. Policier ? L'état roumain est décrit comme "policier", cet adjectif venant de l'allemand. Quant au policier, on l'affuble d'une définition venue de l'allemand en passant par le russe. Ces deux mots en gras, allusions au XXème siècle européen, sur l'un des derniers plans du film, résument le message de l'auteur : l'état roumain devrait se tourner vers l'avenir.

Thursday, August 23, 2012

Watched: Chaplin's 1931 City Lights


City Lights, the last non-speaking movie by Charlie Chaplin. It's amazing how much you can show without words. I now understand communication consultants when they say 70% of communication is non-verbal ;-)
By the way, Chaplin's work is now in the public domain, so you can download City Lights and others as well.

Sunday, July 15, 2012

Vu : Prometheus

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Vu : Prometheus

Ambiance Lovecraft, sympa pour les amateurs du genre.
Les vrais amateurs de science-fiction resteront sur leur faim.