Lu, "Une rose pour Emily", nouvelle de William Faulkner, suivie de trois autres:
- Chevelure,
- Soleil couchant
- et Septembre ardent.
Merci Google pour l'illustration. Par où commencer ? 4 nouvelles de la même époque, autour de 1930, sud des Etats-Unis. Epoque sombre, style moderne – paraît-il que c'est ce qui a fait leur succès – avec des non-dits, des retours-arrière (c'est-à-dire que la narration n'est pas linéaire vis-à-vis de la chronologie des événements) et une large place laissée à la perception ou l'opinion des personnages sur les évènements, voire à la mémoire collective des évènements, plutôt qu'au récit des évènements eux-mêmes.
Présentation succincte, attention SPOILER :
- Une rose pour Emily : histoire d'une vieille fille de grande famille du sud, de son déclin, de sa solitude, de son unique histoire d'amour qui attire la curiosité des villageois.
- Chevelure : histoire d'un coiffeur dont tout le monde se demande s'il a une histoire avec une jeune femme dont il coiffait les cheveux quand elle était enfant, ou s'il a peut-être eu une histoire avec la mère de celle-ci, et qu'il serait son père.
- Soleil couchant : histoire d'une domestique dans ce sud où traîne encore le souvenir de l'esclavage. Son homme est parti mais, à moitié par crainte, à moitié par superstition, elle s'imagine qu'il va revenir la tuer.
- Septembre ardent : histoire d'une rumeur "une femme blanche aurait été violée par un homme noir" et du lynchage qui s'ensuit.

Opinion : C'était mon premier Faulkner, et quasiment ma première lecture de cette époque et de ce contexte (sud US). Le style rappelle Lovecraft que je connais mieux, pour partie, non-dits, horreurs pressenties, angoisse diffuse, regard de l'autre, etc. mais sans le surnaturel bien sûr. Ça se lit facilement mais ça laisse un goût amer et, bien sûr, les histoires racontées ne sont pas plaisantes. On est loin du feel good.

No comments:
Post a Comment
Please feel free to comment in any language.