Tuesday, May 17, 2022

A propos des procès d'intention (aphorisme)

Le procès d'intention est l'auto-réponse de ceux qui opposent leur vertu effarouchée à leur propre ignorance ou à leur manque d'imagination.

Thursday, March 3, 2022

Lu : Le jeune acteur, tome 1 "Aventures de Vincent Lacoste au cinéma", de Riad Sattouf

Franche rigolade bon enfant. J'ai aimé Riad Sattouf depuis que je l'ai découvert. Il a une façon de mettre en évidence les aspects touchants ou comiques au naturel, sans artifice ni effets spéciaux, avec un oeil quasiment naïf. On est à la limite du carnet de voyages où l'on découvre, s'interroge, prend des notes...

Ici, il s'agit de l'histoire du tournage du film "Les beaux gosses", comédie de Riad Sattouf, du double point de vue de : - Riad Sattouf lui-même, dont c'était le premier film en tant que réalisateur - et de Vincent Lacoste, jeune de 14 ans alors, choisi pour le premier rôle.

Saturday, January 29, 2022

Fini : Theme Hospital (1997)

C'est avec une émotion non-dissimulée que je vous annonce que je viens de terminer le jeu Theme Hospital pour la première fois. (Du moins, pour la première fois sans tricher.)

Dans ce jeu de 1997, l'on prend en charge la gestion d'un hôpital burlesque, où se côtoient des malades qui se prennent pour Elvis Presley, d'autres qui ont la tête gonflée comme un ballon (qu'il faut alors percer puis regonfler), des cœurs brisés que l'on opère à cœur ouvert, des chauves auxquels on implante une moumoute, des mangeurs de restes de pizzas que l'on doit... purger, des médecins qui distillent du whisky, des chercheurs qui n'hésitent pas à tuer leurs patients pour mieux les autopsier, des momies dont il faut changer les bandages, sans compter les chirurgiens qui vous demandent une augmentation au beau milieu d'une opération et bien d'autres !









Thursday, January 20, 2022

En librairie / La guerre d'Algérie : La ferme-caserne, de Boudaoud Bellaredj

J'ai participé à la relecture du dernier livre de Boudaoud Bellaredj avant publication et je suis heureux de le voir enfin en librairie (en Algérie).



L’ouvrage de Boudaoud Bellaredj La ferme-caserne est un roman inspiré d’une histoire vraie, vécue par plus d’un. Il dépeint la guerre d’Algérie dans la région de Aïn-Séfra, à travers les souvenirs d’enfance du petit Rachid, berger de son état, et le témoignage de ses parents sur ce qui s’est passé de 1956 à 1962, retraçant, en effet, certains faits d’armes et de la résistance FLN que l’auteur avait pu mémoriser et noter.

Les histoires sont composées de témoignages assemblés, permettant à la fois l’immersion du lecteur et la vraisemblance historique : la condamnation de la violence et des idéologies qui la légitiment. Certains sont des récits réels écoutés et enregistrés, d’autres sont imaginés.

Il s’agit, notamment, de parler de la ferme-caserne, une ferme réquisitionnée par l'armée française, de la torture, des méfaits de la ligne Morice, du passage du colonel Marcel Bigeard, des déserteurs légionnaires, du camp de torture de Dzira et des appelés du contingent d’infanterie du 8e Rima.

À travers le petit berger Rachid, qui a vraiment existé et qui avait à peine sept printemps, l’auteur a voulu relier les sentiments émotionnels des personnages à leurs propres expériences. Les évènements racontés dans ce livre animent les mémoires du lecteur, en particulier, et les Algériens, en général, dans l’espoir d’un avenir meilleur.

Chaque auteur a sa part du récit national quand il prend sa source (ou quand il prend corps) dans la littérature ; chaque auteur aussi a sa part dans les évènements et les espoirs nationaux, et ceux de Bellaredj sont univoques : la condamnation de la violence. De l’auteur du Brasero à benjoin qui relate les années noires du terrorisme en Algérie, de Bouamama et Eberhardt (traduit en anglais et en italien) et bien d’autres écrits parus dans la presse algérienne et internationale.



Sunday, June 6, 2021

Lu : S.O.S. culture, de Serge Regourd

Questionnement bienvenu sur l'absence de politique culturelle en France, et la paradoxale sur-administration du domaine. Sur le paradoxe aussi entre des élites désabusées oscillant entre le nihilisme et le gauchisme, qui dans leurs actions quotidiennes cautionnent voire participent au délitement de la culture et à son remplacement par le divertissement.




Je regrette que la mondialisation et la marchandisation ne soient vus _que_ négativement. Je regrette aussi que l'éducation populaire soit assimilée à une simple décentralisation de la politique culturelle, on jurerait que l'auteur n'y connaît rien et n'a inclus ce chapitre que comme passage obligé !

Bref, assez déçu.

Sunday, May 10, 2020

Vu : Planet of the Humans

Avec le corona virus, on aurait presque loupé le dernier film de Michael Moore et Jeff Gibbs "Planet of the Humans", qui est en accès complet sur YouTube.

Il s'agit d'un documentaire composé essentiellement de témoignages et de vidéos prises sur le vif, qui démonte un grand nombre de mensonges autour des énergies renouvelables.



Entre autres :

- La biomasse et le bioéthanol sont comptés, dans la majorité des classements administratifs autour du monde, comme des énergies renouvelables. Ainsi, quand on dit que tel pays, ou telle entreprise, utilise 90% de renouvelable, il n'y a en fait que 5 ou 10% de solaire ou d'éolien, voire moins. En fait, ce sont la biomasse et le bioéthanol qui se développent massivement aujourd'hui.

- La biomasse n'est majoritairement pas constituée de bois planté à cet effet, il s'agit en fait de l'exploitation directe et sans contrepartie de forêts existantes, y compris des forêts primaires. On prétendait se passer des énergies fossiles, on en a juste trouvé une nouvelle.

- Le bioéthanol s'obtient par plantation de canne à sucre ou de betteraves, mais les rendements doivent être maintenus, on utilise donc des engrais issus... du pétrole. Économiquement, ça tourne à coup de subventions ou de crédits d'impôts.

- Les panneaux solaires et l'éolien produisent peu, en tout cas beaucoup moins que ce qui est annoncé. Il s'agit surtout d'un argument commercial, comme de mettre une piscine devant sa maison. Une scène assez spectaculaire montre une gigantesque barre d'immeuble "vert" juste construite, avec un parc de panneaux solaires sur le devant. L'ingénieur en charge annonce ensuite que les panneaux solaires servent à alimenter environ 10 familles, soit une toute petite partie des habitants.

- Le tout sert (entre autres) à alimenter un juteux business de subventions ou crédits d'impôts et à vendre des "indulgences" aux grands groupes derrière ce verbiage. Des gens comme Al Gore ou Richard Branson sont au courant de tout depuis le début et gagnent des centaines de millions par ce moyen. Contribuable pigeon, comme d'habitude. Des ONG participent à ce simulacre, elles y trouvent leur moyen de subsistance.

(J'en passe. Regardez vous-même, 1h40 pas perdues.)

Sunday, January 19, 2020

Point lectures 19 jan 2020

Lu : L'étranger, d'Albert Camus
Lu : Les pseudo-médecines, un serment d'hypocrites, de Jean Brissonnet
Relu : L'art de la guerre, de Sun Tzu

Si vous ne l'avez pas lu, lisez "La désinstruction nationale" de René Chiche.

Sunday, December 29, 2019

Point lectures 29 déc 2019

Lu : Who? The A̲ method for hiring, du cabinet de conseil ghSMART.

Lu : La désinstruction nationale, de René Chiche, 2019

En cours : Essai sur les libertés, de Raymond Aron, 1963 (mais je crois que je vais lire Tocqueville in extenso avant d'aller plus loin).

Thursday, August 2, 2018

Lu : Samarcande, d'Amin Maalouf

😍🤔😀
😀😍🤔
🤔😀😍
où Amin Maalouf suit à la lettre les érudits conseils d'Umberto Eco en matière de roman, et les sublime.



Wednesday, June 27, 2018

Lu : Le vent du retour, recueil bilingue de poèmes de Rainer Maria Rilke

J'ai fini mon Rilke.

Ça m'a pris un an, au final. J'ai pris soin de le lire en allemand, tout en ayant un regard sur  ̶l̶e̶ ̶d̶i̶c̶t̶i̶o̶n̶n̶a̶i̶r̶e̶  la traduction de Claude Vigée (un effort de re-poésie qui me paraît surhumain, cf. lien).

Hugo est solaire, dominateur, illuminant ses lecteurs et dissipant toutes ombres ; Rilke est dans un chaos intime nourricier, dans ses ombres il souligne les filaments qui le relient (et nous relient) au Tout. Il est un, intègre dans sa fragilité. Je cite Hugo mais j'aime Rilke.

Comment ai-je connu Rilke, alors que son nom n'a jamais été prononcé de mon temps à l'EdNat ? Par l'entremise du jeune Fred Uhlman (L'ami retrouvé), qui passait ses beaux jours d'été à l'ombre des coteaux, entre Moselle et Neckar, à lire Rilke ou Hölderlin. La curiosité m'était toujours restée, elle est étanchée. Et, oui, TK, ne t'inquiète pas, je vais lire Schiller.

Présentation sur le site de l'éditeur